Et si nous partions à la découverte des chauves souris?
- Locavore Greenwashing
- 1 août 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 18 août 2025
Murin de Daubenton (Myotis daubentoni) en hibernation dans un aqueduc (©PnrHVC A. BAK)
vol très rapide, très stable
petite chauve souris aux grands pieds aux oreilles courtes
son habitat lié aux milieux aquatiques
il part en chasse au dessus des plans d'eau au coucher du soleil
son régime alimentaire est composé essentiellement de diptères (moustiques) , de trichoptères, et de lépidoptères, qu'il capture en vol rapide au dessus de l'eau.


noctule commune
elle sort de sa cachette au crépuscule
elle repère ses proies grâce à son puissant sonar
elle apprécie les coléoptères et les papillons de nuit
elle vole assez haut
elle vît dans les fôrets et les cavités arboricoles
les mâles attirent les femelles en poussant des cris aigus
les mâles constituent des sortes de harem
sérotine commune
La sérotine commune est une espèce anthropophile qui installe généralement sa colonie dans la sous-toiture d'un bâtiment, où elle peut également passer l'hiver. Assez grande, elle se nourrit souvent en plein ciel. Contrairement à d’autres espèces de chauves-souris sensibles à la pollution lumineuse, elle peut tirer profit des insectes attirés par les lampadaires.
La pipistrelle commune est une espèce très plus courante : il y a au moins une colonie dans chaque village. Elle se loge généralement dans les sous-toitures des maisons mais peut occuper d'autres gîtes dans ou près des bâtiments. Elle chasse les moustiques en plein vol, dans les jardins, dans les villes et les villages, au-dessus des plans d'eau (exploitant alors l'espace entre 2 et 5 m au-dessus de la surface de l'eau), virevolte autour des lampadaires, ... En hiver, elle fréquente très peu les sites souterrains.
Le grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum) est le joyau de nos grottes puisqu’il est rarissime en Belgique! Il possède un museau en forme de fer à cheval caractéristique ce qui lui vaut parfois le nom de « grand fer à cheval ».
l'oreillard gris
Caractérisé par ses grandes oreilles, lui ayant valu son nom, l’oreillard gris présente un museau allongé avec des protubérances peu marquées et de grands yeux. Son pelage dorsal est gris et celui du ventre, bien démarqué, est plus clair. En hiver, ses oreilles sont repliées sous ses ailes, laissant apparaître uniquement les tragus, c.-à-d. l'appendice de peau à l'entrée du pavillon auditif qui contribue à la localisation du son.
murin à oreilles échancrées
Un murin qui a connu un grand déclin…
Depuis ces 50 dernières années, les populations de murins à oreilles échancrées ont décliné considérablement, ce qui classe cette espèce parmi les espèces « en danger ». Les populations sont donc assez rares mais elles sont relativement bien réparties dans toute la Wallonie.
Apparence
Le murin à oreilles échancrées est une chauve-souris de taille moyenne (41-53 mm) recouverte d’un pelage très laineux qui lui donne un aspect de "chien mouillé" très caractéristique en hiver. Environ 1 individu sur 20 est mélanique, c’est-à-dire que son pelage est bien plus foncé que celui du reste de la population.
Mode de vie
Il peut parcourir jusqu’à 10 km pour chasser des insectes et des araignées dans les milieux boisés entrecoupés de milieux humides ou dans les bocages, les vergers, les zones habitées, les parcs et les jardins. Sa présence dans les fermes est bénéfique puisqu’il attrape également les mouches piqueuses à l'intérieur des étables !



le petit rhinolphe
Une espèce rarissime et menacée !
Dans les années 1950, on estimait leur nombre à 300.000 individus sur toute la Belgique alors qu’aujourd’hui, il n’en reste qu’environ 300 ! En effet, cette petite chauve-souris a beaucoup souffert des changements des pratiques agricoles et forestières du siècle dernier. Actuellement, les populations sont essentiellement réparties dans 3 grandes colonies en Wallonie.
Apparence et mode de vie
Le petit rhinolophe est une chauve-souris de petite taille (37-45 mm) et possède un museau en forme de fer à cheval. Au repos et en hibernation, il s’emballe presque complétement dans ses ailes ce qui le fait ressembler à un petit sac noir.
Très timide, le petit Rhinolophe ne s'écarte jamais des éléments linéaires arborés tels que les lisières, les haies ou les alignements d'arbres lors de ses déplacements. Il se nourrit d’insectes qu’il trouve dans ces mêmes alignements ou dans les forêts feuillues indigènes, idéalement avec un sous-bois dense.
Il est très sensible au dérangement et il apprécie les endroits calmes et plutôt chauds. En hiver, il hiberne en solitaire ou en groupe. On le retrouve alors, enroulé dans ses ailes, dans les sites souterrains naturels (grottes) ou artificiels (mines, caves, …) à maximum quelques km de sa colonie de reproduction qu’il rejoindra en été et qui est généralement établie dans les combles des bâtiments (églises, fermes, …) ou parfois dans les caves chaudes.
la barbastelle
Qui trouve une barbastelle… peut faire un vœux !
La barbastelle d’Europe est une espèce rarissime en Wallonie. Seules quelques observations étaient notées chaque année jusqu’en 2016 où la première colonie (quelques dizaines d’individus) a été découverte en province du Luxembourg ! Avec si peu d’effectif, on comprend vite que cette espèce rarissime est « en danger critique d’extinction ».
Apparence
La barbastelle d’Europe présente une taille moyenne (45-58 mm) et est recouverte d’un pelage très foncé : noir charbon sur le dos et gris foncé sur le ventre.
Elle dépend de la forêt pour se nourrir et s’abriter
Cette espèce a besoin d’habitats particuliers : des forêts diversifiées avec des arbres à écorce décollée. Les forêts avec des bois morts laissés sur pied sont idéales pour elle ! En effet, en été, les colonies occupent généralement les cavités des vieux arbres mais on peut occasionnellement les retrouver dans les endroits confinés des bâtiments (entre des fissures, des poutres, …). En hiver, la barbastelle hiberne également dans les cavités des arbres bien que parfois, elle trouve un abris dans des cavités souterraines comme des caves ou des grottes. Peu frileuse, la barbastelle choisit un emplacement où la température sera située entre 0°C et 6°C. On la retrouve accrochée aux parois ou dans les fissures à l’entrée des souterrains. Elle s'endort alors, en solitaire ou au sein d'une colonie pouvant compter des dizaines d'individus, parfois avec d'autres espèces.
La barbastelle se nourrit surtout de papillons de nuit qu’elle poursuit en vol grâce à son sonar particulier qui détecte leur bruit caractéristique. Son terrain de chasse est souvent dans la forêt, le long des haies ou à proximité des zones boisées (lisières, parcs, …).














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